Position de la Chancellerie fédérale concernant l’article de la SonntagsZeitung «Roboter übersetzt Bundesreglemente» et la dépêche de l’ATS «Digitalisierung – Bund testet Software zum Übersetzen amtlicher Dokumente» du 17.11.2019

Le 15 novembre 2018, la Conférence interdépartementale des services linguistiques (CISL) a constitué un groupe de travail qu’elle a chargé de mener un test interdépartemental de traduction automatique au moyen du logiciel DeepL Pro. Au moyen de ce test, la CISL entend analyser la performance d’un système de traduction automatique et de déterminer, sur la base des résultats, dans quelle mesure un tel outil pourrait éventuellement convenir aux activités de traduction de l’administration fédérale. Des traducteurs professionnels de tous les départements ont participé au test, qui a été mené de mars à août 2019.

Le logiciel DeepL Pro testé se distingue de l’outil DeepL, gratuit et accessible à tout un chacun en ligne, par le fait que le fournisseur ne sauvegarde pas les textes traduits et ne les utilise donc pas pour améliorer ses algorithmes. Le fait que les textes ne soient pas sauvegardés sur un serveur externe a été déterminant dans la décision de l’administration d’acheter 130 licences du logiciel DeepL Pro pour mener le test. Les licences sont valables jusqu’au 31 mars 2020. La question de savoir si d’autres licences seront achetées après cette date n’est pas tranchée à l’heure actuelle.

Les textes contenant des données personnelles ou des données sensibles confidentielles étaient exclus du test. DeepL Pro a été testé principalement avec des textes accessibles au public, tels que des règlements, des rapports, des recommandations, des textes techniques, des discours, des pages Internet, des textes publiés sur les médias sociaux, des interventions parlementaires et d’autres types de textes publics. Les exigences en matière de protection des données et des informations ont été respectées.

L’administration fédérale doit pouvoir disposer de traductions d’excellente qualité, lesquelles sont fournies dans le respect absolu des règles strictes de la confidentialité et de la protection des données. Un des éléments centraux du test est d’établir si la traduction automatique peut être utilisée, à titre auxiliaire, dans ce contexte exigeant et le cas échéant, de quelle manière.

Le groupe de travail rédige actuellement un rapport qui formulera des recommandations sur l’utilisation de la traduction automatique dans l’administration fédérale. Les résultats définitifs du test ne sont pas encore disponibles. Rien ne permet pour l’instant de tirer de conclusions sur les conséquences possibles d’une éventuelle introduction de logiciels de traduction dans l’administration fédérale. Les suppositions émises par la SonntagsZeitung et l’ATS sur des économies possibles ne sont que des spéculations sans fondement.  

 
 
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